Un concert de Babylon Circus n'est jamais vraiment qu'une date. Ça se prépare. On appelle les amis, les amis des amis, ou juste les rencontres humaines faites au cours de ces dernières années autour de Babylon Circus sur scène et en dehors.

Une fois de mieux, les rencontres se font à la pelle "tiens, tu deviens quoi ? ça fait plaisir de te voir". Parce que Babylon Circus, au delà de toute connivence musicale, est une rencontre avec la vie, celle qui sourit et nous donne un peu plus la force chaque matin de se lever en sifflotant joyeusement quelques mélodies. On a alors une nuée de pensées pour ceux avec qui on aimerait être, à Marmande, Lyon, Poitiers, Cergy ou je ne sais quelle autre ville ou l'on a partagé ces moments de plaisir, à l'écoute des anciens comme des nouveaux morceaux. On envisage même, une fois de plus, de voyager à l'écoute de ces nouveaux airs "dans le vent" pour rencontrer encore et toujours ceux qui, comme nous, ont envie de sourire. On se dit que "des fois", on aimerait les partager avec eux.

Le sourire, d'ailleurs, était la promesse que le Babylon Circus annonçait à l'entame de ces deux dates parisiennes. Et comme il est des gens pour qui les promesses ont une valeur... Ces deux soirs offrirent leurs parts de joie, différentes, mais de joie. Les curieux du jeudi ont prévenu leurs amis furieux du vendredi, peut être même étaient-ce les mêmes : mais qu'on se le dise Babylon Circus est de retour !! Mêlant le reggae, le ska et le dub au swing jazzy d'une troupe de poète chansonnier voyageant en plein cœur des Balkans avec l'énergie "rock" qui leur va si bien au teint, le groupe invite le public dans un road trip tantôt poignant entre Dublin et Moscou, tantôt onirique et léger à Las Vegas, le tout en caravane bien sûr. On s'y voit déjà...